La pluralité des symptômes du burn-out complexifie le diagnostic par les médecins, et les autres professionnels de santé. Car il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’un syndrome aux multiples manifestations. Et en ce qui concerne les répercussions de ce mal-être sur le corps, il n’y a pas de récurrences entre les patients, ce qui rend le dépistage particulièrement compliqué.

Le difficile diagnostic du burn-out

Le mot burn-out, bien que compréhensible par tous, n’est pas un terme médical, il ne s’agit pas d’une maladie à proprement parler. C’est un processus d’accumulation de mal-être, d’angoisse, de stress, qui aboutit à une surcharge tant morale que physique. L’ensemble de ces souffrances peut induire diverses pathologies, aussi bien de simples maux de têtes, qu’un état dépressif. Le corps peut manifester cet état de détresse par des symptômes qui sont très variables d’un individu à l’autre, il peut s’agir de problèmes musculaires, d’hypertension, de maux d’estomac, de troubles du sommeil… Il n’y a donc pas de moyen simple de détecter un burn-out chez un patient.

La Haute Autorité de la Santé (HAS)

Compte tenu de l’ampleur du problème posé par la souffrance au travail, la HAS a émis des recommandations aux médecins. Afin de les aider à poser un diagnostic, une liste des points à aborder lors de la consultation a fait l’objet de la publication d’un document à leur encontre. Le but de la HAS est que les symptômes du burn-out ne soient pas ignorés et confondus avec une pathologie différente. Ce qui implique, pour les professionnels de santé, de s’attacher à individualiser la prise en charge de leurs patients, en repérant des symptômes qui peuvent être reliés à un épuisement professionnel. Ils doivent aussi mettre en adéquation le traitement et les besoins réels du patient.

L’amélioration du diagnostic

Dans le but d’identifier le burn-out et de l’isoler des autres pathologies semblables, les médecins doivent, une fois les symptômes décelés (troubles émotionnels, physiques ou comportementaux), s’intéresser à la vie professionnelle et personnelle du patient, pour s’assurer qu’il s’agit de la manifestation d’une souffrance liée au monde du travail. Il est également nécessaire, compte tenu de la situation, de jauger l’état psychique du patient pour déterminer la possibilité d’un risque de suicide. Le traitement conseillé par la Haute Autorité de la Santé n’est pas le recours systématique à des médicaments. Le repos sous forme d’arrêt de travail, des séances de psychothérapie ou toute autre forme d’aide qui soit adaptée à chaque individu en souffrance, selon ses besoins et son ressenti, peuvent être conseillés.